Périménopause précoce à 39 ans : le témoignage d’Olivia

une femme la cinquantaine blonde porte une chemise blance et regarde l'objectif pour illustrer l'article sécheresse intime à la menopause, témoignage de Carole

À 39 ans, on se sent souvent “au milieu du chemin” : encore jeune dans le regard des autres, mais déjà bien chargée côté boulot, famille, organisation du quotidien. Alors quand le corps commence à envoyer des signaux bizarres – règles qui changent, nuits hachées, bouffées de chaleur, émotions en montagnes russes – la première réaction, c’est souvent : “Je dois être juste stressée… ou en train de perdre pied.”

On parle beaucoup de ménopause après 50 ans, mais beaucoup moins de périménopause précoce, quand ces changements hormonaux s’invitent bien plus tôt que prévu. Résultat : les femmes se sentent souvent seules, incomprises, et finissent par douter d’elles-mêmes avant même de penser à leurs hormones.

Quand la périménopause arrive plus tôt que prévu

Dans cette interview, Olivia, 39 ans, raconte sans filtre ce qu’elle a traversé : les symptômes qu’elle ne comprenait pas, les consultations où l’on a parlé surtout de stress, le moment où le mot “périménopause” est enfin apparu… et tout ce qu’elle a mis en place pour reprendre la main sur son quotidien.
Si vous vous reconnaissez dans ses mots, même un peu, vous verrez : non, vous n’êtes ni “trop jeune”, ni “trop sensible”. Vous êtes peut-être, vous aussi, en train de traverser quelque chose qui mérite d’être nommé.

Olivia, qui es-tu et à quoi ressemblait ta vie avant cette périménopause précoce ?

Je m’appelle Olivia, j’ai 39 ans. Je vis en région lyonnaise avec mon compagnon et nos deux enfants de 7 et 10 ans. Je suis responsable d’un magasin de prêt-à-porter, donc mes journées sont bien remplies : ouverture, planning de l’équipe, gestion des clientes, des chiffres, des livraisons… et souvent des urgences à gérer en même temps.

Avant que tout commence, je me voyais comme quelqu’un d’énergique, organisée, qui tient la barre. La “bonne élève” qui coche toutes les cases : boulot, enfants, maison.
La ménopause ? Pour moi, c’était un truc de “plus tard”, quelque chose qui arrive autour de 50 ans, aux autres. Je ne me sentais pas du tout concernée. La périménopause précoce, je ne savais même pas que ça existait.

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Sheryl A. Kingsberg, PhD (sexologue clinicienne, The Menopause Society), explique que beaucoup de femmes finissent par croire que les difficultés sexuelles font simplement partie de l’âge. Pourtant, on peut agir : il existe des solutions efficaces et sûres, et en parler avec un·e professionnel·le de santé ouvre vraiment des portes. 

Source (communiqué The Menopause Society avec citations de S. A. Kingsberg) : “NAMS issues first-ever position statement on female sexual dysfunction,” 15 juin 2022.

Comment as-tu remarqué les premiers signes de périménopause précoce ?

Le tout premier signal, je m’en souviens très bien. C’était un samedi de soldes. Le magasin était plein, la musique un peu trop forte, les cabines occupées, la file en caisse. Tout à coup, j’ai senti une vague de chaleur monter depuis la poitrine jusqu’au visage, comme si quelqu’un avait monté le thermostat de l’intérieur.

J’ai eu la tête qui tourne, les joues en feu, la sensation d’étouffer. J’ai pensé : “Tu n’as pas assez mangé, tu es crevée, ça va passer.” J’ai bu un verre d’eau, je me suis forcée à sourire devant les clientes, mais à l’intérieur je paniquais un peu.

Puis ces épisodes se sont répétés. Pas forcément violents, parfois juste des bouffées de chaleur furtives, surtout en fin de journée ou en plein effort.
En parallèle, mes règles ont commencé à devenir imprévisibles : un cycle de 24 jours, puis 35, parfois des saignements entre deux, ou des règles très abondantes d’un coup. Mon appli de suivi ne comprenait plus rien, et moi non plus.

Sur le moment, je ne me suis pas dit “périménopause précoce”. Je me suis dit “tu travailles trop, tu es sous tension”. C’était plus acceptable que de reconnaître que quelque chose clochait dans mon équilibre hormonal.

Quels symptômes de périménopause précoce t’ont le plus perturbée au quotidien ?

Ce n’est pas un seul symptôme qui m’a frappée, c’est le cumul. C’est ce qui rend la périménopause, surtout quand elle arrive tôt, si déroutante.

  • Le cycle menstruel en vrac
    J’avais toujours eu des règles à peu près régulières. Là, c’est devenu un tirage au sort : parfois en avance, parfois en retard, parfois très abondantes, parfois ridiculement légères. Une fois, j’ai eu des saignements pendant presque deux semaines. Je me demandais si c’était “grave”, sans trop savoir à partir de quand s’inquiéter.

  • Les troubles du sommeil
    C’est ça qui m’a le plus épuisée. Je m’endormais sans trop de problème, mais je me réveillais à 3 ou 4 heures du matin, les yeux grands ouverts, comme si mon cerveau rallumait toutes les lumières d’un coup. Pensées qui tournent, cœur qui bat plus fort, impossibilité de me rendormir. Au bout d’un moment, c’est la fatigue qui gagnait, mais le réveil sonnait et il fallait repartir. J’avais l’impression de vivre en décalé.

  • L’humeur en montagnes russes
    Je me sentais à fleur de peau. La moindre remarque pouvait me faire pleurer, un imprévu au travail me mettait dans un état de nervosité disproportionné. Je passais de “tout va bien” à “je n’en peux plus” en quelques minutes. Je me disais que c’était peut-être une forme d’anxiété liée aux hormones, mais sans mot précis dessus.

  • Les sensations physiques
    Au réveil, j’avais l’impression d’avoir 70 ans : articulations raides, dos coincé, genoux qui grincent. La nuit, je me réveillais parfois trempée, avec le pyjama collé au dos, obligée de me changer. Je me sentais étrangère à mon propre corps.

Petit à petit, j’ai eu l’impression que mon corps vieillissait plus vite que moi. Et tant qu’on ne m’a pas parlé de périménopause, je me suis surtout dit : “Tu es en train de perdre le contrôle.”

Qu’est-ce que tu te disais intérieurement pendant cette période ?

La petite phrase qui revenait en boucle, c’était : “Je deviens folle.”

Je savais que j’avais une vie chargée, mais ce que je vivais dépassait la simple fatigue. Je me sentais fragile, alors que j’avais toujours été solide. Je me disais : “Tu exagères, tu dramatises, d’autres y arrivent bien.” Et en même temps, je sentais que ce n’était pas juste du stress ou de la charge mentale.

Il y avait aussi un gros sentiment de honte. Au travail, je suis censée tenir la boutique dans tous les sens du terme. Avouer que je suis épuisée, que je n’arrive plus à gérer comme avant, ça me donnait l’impression d’être “moins bonne” que les autres.

Et puis la question de l’âge :
“À 38–39 ans, tu n’es pas concernée par la ménopause, tu te montes la tête.”
Je voyais la ménopause comme quelque chose de lointain, très lié à l’arrêt définitif des règles, la “ménopause précoce” comme une situation rare et dramatique. Je ne savais pas qu’il existait cette phase de transition, la périménopause, où tout commence à bouger bien avant la fin du cycle.

Ce flou m’a vraiment épuisée. Tant que je n’avais pas de mot, j’avais l’impression d’être le problème.

Comment ton entourage a-t-il réagi à cette périménopause précoce que personne ne nommait encore ?

Mon compagnon voyait bien que quelque chose clochait. Il me disait souvent :
“Tu es sûre que ça va ? Tu as l’air à bout.”
Je répondais que je manquais de sommeil, que le travail était lourd. C’était plus simple que de dire : “Je ne comprends pas ce que mon corps est en train de faire.”

Avec les enfants, il y a eu des moments douloureux. Je m’énervais pour un verre renversé, un cahier oublié. Sur le moment, j’explosais, et juste après je me sentais submergée par la culpabilité. Je me regardais comme si j’étais à côté de moi et je me disais : “Ce n’est pas la mère que tu voulais être.”

Avec mes amies, j’en parlais par petites touches :
“Je dors mal”,
“Mes règles font n’importe quoi”,
“Je me sens vidée.”
On me répondait souvent :
“Moi aussi je suis crevée”,
“C’est la vie de famille, on n’a plus 20 ans”,
“C’est le stress, la charge mentale.”

Comme aucune de nous ne parlait de périménopause précoce, je me suis dit que je devais serrer les dents comme les autres. Je ne me rendais pas compte que beaucoup vivaient peut-être la même chose, mais sans vocabulaire pour le dire.

Lors de tes premières consultations, que t’ont dit les médecins au sujet de ces symptômes ?

J’ai d’abord vu mon médecin traitant. Je lui ai décrit la fatigue, les réveils nocturnes, les crises de larmes, les bouffées de chaleur. Il a été à l’écoute, mais son interprétation principale, ça a été : “surmenage et stress”.

Il m’a parlé de contexte difficile, de charge mentale, de besoin de repos. Il m’a proposé un léger anxiolytique “en cas de besoin” et quelques conseils d’hygiène de vie. Je ne dis pas que c’était absurde, mais ça ne collait pas complètement à ce que je ressentais dans mon corps.

Ensuite, j’en ai parlé à ma gynécologue pendant un contrôle de routine. J’ai évoqué les règles irrégulières, les saignements inhabituels, les bouffées de chaleur. Elle a regardé mon âge, et m’a dit très vite :
“À 38 ans, ce n’est pas la ménopause. Le cycle peut varier, ce n’est pas inquiétant.”

On n’a pas vraiment parlé de périménopause, encore moins de périménopause précoce. Elle m’a demandé de “surveiller” et de revenir si ça empirait. Je suis sortie du cabinet en me sentant un peu idiote d’avoir insisté.

J’avais l’impression que le message était :
“Vous êtes stressée, c’est normal, ça va passer.”
Alors que, moi, je sentais que se jouait quelque chose de plus profond, au niveau hormonal.


À quel moment le mot “périménopause précoce” est-il entré dans ta vie ?

Ironiquement, ce n’est pas un médecin qui a prononcé le mot en premier, c’est… internet. Un soir, je cherchais des informations sur les réveils nocturnes et les bouffées de chaleur avant 40 ans. Je suis tombée sur un article qui parlait de périménopause. Les symptômes cochés un par un m’ont donné des frissons.

Je me suis dit : “Impossible, je suis trop jeune pour la périménopause. La ménopause précoce, c’est pour d’autres femmes, dans des cas médicaux très particuliers, pas pour moi.” Mais l’idée a commencé à s’installer.

Quelques semaines plus tard, j’ai pris rendez-vous avec une autre gynécologue, conseillée par une collègue. Cette fois, j’ai tout raconté sans rien minimiser : les cycles, les nuits, l’humeur, les douleurs, la sensation de ne plus me reconnaître.

Elle m’a écoutée jusqu’au bout, posant quelques questions sur l’âge de la ménopause dans ma famille, sur mon histoire médicale. Puis elle m’a dit, calmement :
“Ce que vous décrivez correspond très probablement à une périménopause précoce. Ce n’est pas rare, même si on en parle très peu. On va confirmer avec des examens et un suivi, mais votre ressenti compte.”

C’était la première fois qu’un professionnel mettait des mots clairs sur ce que je vivais. J’ai eu l’impression qu’on venait enfin de nommer le chaos.

Qu’as-tu ressenti en entendant enfin parler de périménopause précoce ?

Sur le moment, j’ai ressenti deux choses qui se mélangeaient : un grand soulagement et une vraie colère.

Soulagement, parce que d’un coup, mes symptômes formaient un ensemble cohérent. Je n’étais plus “juste stressée” ou “trop sensible”. Je traversais une transition hormonale, une vraie étape de la vie.
Le fait que la gynécologue assume le mot “périménopause précoce” a tout changé. Je me suis sentie moins folle, moins fragile, moins seule.

Et en même temps, j’étais en colère.
Colère parce que personne, jusque-là, ne m’avait parlé de cette possibilité de dérèglements hormonaux avant 40 ans. Colère d’avoir passé presque deux ans à douter de moi, à me demander si j’inventais mes symptômes. Colère qu’on réduise encore si vite les femmes à “stressées” dès qu’elles ne rentrent plus dans la case.

En rentrant à la maison, j’ai dit à mon compagnon :
“Ce n’est pas juste du stress. Je suis en périménopause précoce.”
Je crois que ce jour-là, on a tous les deux regardé cette période différemment.

Qu’est-ce qui a changé ensuite dans ta prise en charge médicale de cette périménopause précoce ?

La première différence, ça a été le dialogue. Ma nouvelle gynécologue m’a expliqué la différence entre périménopauseet ménopause précoce, le rôle des hormones, pourquoi le cerveau, le sommeil, le cœur, le cycle peuvent être impactés.

On a parlé des options possibles, de ce qui existait pour soulager les symptômes, des avantages et des limites. Elle ne m’a rien imposé. Elle m’a dit :
“Votre qualité de vie compte. On va chercher ce qui vous convient, à vous.”

On a mis en place un suivi régulier, des bilans à intervalles réguliers, un ajustement progressif. Je préfère rester discrète sur les traitements précis, parce que chaque cas est différent. Mais ce qui m’a beaucoup aidée, c’est de me sentir autorisée à poser des questions, à dire “ça va” ou “ça ne va pas”, à revenir si les symptômes changeaient.

Je ne me sentais plus prisonnière de cette périménopause précoce. Je me sentais enfin accompagnée.

Qu’as-tu changé concrètement dans ton quotidien pour mieux vivre cette périménopause précoce ?

Je n’ai pas tout transformé du jour au lendemain, mais j’ai ajouté des petites choses, une par une, qui ont fait une vraie différence.

  • Au travail
    J’ai appris à faire de vraies pauses, pas juste avaler un sandwich debout entre deux clientes. Je prends un vrai temps assise, sans écran, pour respirer.
    J’ai aussi parlé à ma directrice. Je ne lui ai pas dit tout dans le détail, mais j’ai expliqué que je traversais une phase hormonale avec des troubles du sommeil et de la fatigue. On a ajusté certains horaires, surtout pour éviter les enchaînements trop lourds.

  • À la maison
    J’ai arrêté de vouloir tout gérer seule. Ça a été un gros chantier. J’ai accepté que mon compagnon prenne plus de place dans l’organisation, même si ce n’est pas toujours comme je ferais moi. Les enfants ont aussi plus de petites responsabilités. Ça ne supprime pas la charge mentale, mais ça la répartit.

  • Sommeil et soirées
    J’ai revu mes soirées. Dîner plus tôt, éviter les écrans au lit, instaurer un rituel calme. Quand je me réveille la nuit, j’essaie de ne plus me battre contre le réveil. Je fais quelques respirations, je me répète : “Cette insomnie fait partie de la périménopause, tu n’es pas en danger.” Ça ne règle pas tout, mais ça baisse le niveau d’angoisse.

  • Mouvement et corps
    J’ai arrêté de faire du sport uniquement pour “maigrir”. Je marche régulièrement, sans chrono, juste pour dérouiller le corps et vider la tête. J’ai ajouté quelques étirements le matin pour mes articulations rouillées. Quand je sens une bouffée de chaleur, j’essaie de ne plus la vivre comme un échec, mais comme un signal que mon corps m’envoie.

Au final, je n’ai pas trouvé la recette magique. Mais j’ai construit une sorte de kit de survie de la périménopause précoce, adapté à ma vie.

Comment te sens-tu aujourd’hui, quelques temps après le début de cette périménopause précoce ?

Je ne vais pas faire semblant : il y a encore des jours “avec” et des jours “sans”. Certains matins, je me réveille avec la sensation de n’avoir presque pas dormi. Certains soirs, une bouffée de chaleur arrive au moment le moins pratique.

Mais la différence majeure, c’est que je comprends ce qui se passe.
Je ne me dis plus “tu es folle” ou “tu es faible”. Je me dis :
“Tu traverses une périménopause précoce, ton corps change, tu fais de ton mieux.”

Je me sens aussi moins seule. En en parlant, j’ai découvert que plusieurs amies avaient des symptômes similaires : règles qui se détraquent, humeur instable, bouffées de chaleur avant 45 ans. On n’osait pas l’ouvrir, chacune dans notre coin. Maintenant, on se partage nos astuces, on se conseille des professionnel·les plus à l’écoute.

Cette période m’a obligée à revoir mes priorités. Je me demande plus souvent :
“Est-ce que ça vaut vraiment que tu t’épuises pour ça ?”
Je ne suis pas devenue détendue du jour au lendemain, mais je commence à accepter l’idée que je ne peux pas tout porter, tout le temps.

Quel message voudrais-tu transmettre aux femmes qui se reconnaissent dans ton témoignage de périménopause précoce ?

D’abord : vous n’êtes pas seules.
Si vous avez des règles irrégulières avant 40 ans, des bouffées de chaleur inexpliquées, un sommeil en miettes, une humeur en montagnes russes, ce n’est pas forcément “dans votre tête”. Ça peut être une périménopause précoce, même si personne ne vous en a encore parlé.

Ensuite : vous avez le droit de prendre ce que vous ressentez au sérieux.
Si on vous dit “c’est le stress” et que, au fond, vous sentez que ce n’est pas suffisant comme explication, vous avez le droit de demander un autre avis, de chercher un professionnel qui connaît vraiment la périménopause et la ménopause précoce, de poser toutes vos questions.

Enfin : ce n’est pas la fin de votre vie, ni de votre féminité.
La périménopause précoce a été une claque pour moi, mais aussi un tournant. J’ai appris à écouter mon corps, à négocier avec lui au lieu de lui en vouloir. Je ne vis pas une vie parfaite, je vis une vie ajustée, avec des hauts, des bas, et des outils pour traverser cette étape.

Si je devais résumer en une phrase, ce serait :

“Ce que vous vivez mérite un nom, une explication, et du respect. Vous n’êtes pas en train de devenir folle : vous vivez un changement hormonal qui a toute sa place dans votre histoire.”

Si mon témoignage peut éviter à une seule femme de passer des mois à se demander ce qui cloche, alors je suis heureuse d’avoir mis des mots sur cette périménopause précoce dont on parle encore beaucoup trop peu.

Et si cette périménopause précoce ressemblait aussi à votre histoire ?

La périménopause précoce, ce n’est pas qu’une histoire d’hormones sur un bilan sanguin. C’est un quotidien qui se dérègle en douce : des cycles qui perdent leur rythme, un cerveau qui se réveille à 3 h du matin, un corps qui ne réagit plus comme “avant”. Et souvent, une question qui tourne en boucle : « Est-ce que c’est moi le problème ? »

Le témoignage que vous venez de lire n’a pas vocation à vous faire peur, mais à mettre des mots sur ce que beaucoup de femmes vivent sans le savoir. Si certains passages résonnent avec ce que vous traversez, prenez-le comme un signal : non, vous n’êtes ni fragile, ni “dramatique”. Il se passe quelque chose de réel, qui mérite mieux qu’un simple “c’est le stress”.

La suite peut ressembler à ceci :

  • reconnaître que votre corps essaie de vous dire quelque chose,

  • noter ce qui change, ce qui vous gêne vraiment,

  • en parler à un·e professionnel·le en osant prononcer les mots “périménopause précoce”,

  • chercher du soutien auprès de personnes qui comprennent ce que vous traversez.

Sur MyZenMenopause, notre fil conducteur restera le même : vous aider à mettre du sens sur ces changements, à trouver des pistes concrètes pour alléger le quotidien, et à vous rappeler que vous avez toute votre place, même en plein virage hormonal.

Vous n’êtes pas “en avance sur la panne”, vous êtes en transition. Et ici, on reste à vos côtés pendant ce passage. 🌿

Périménopause précoce - La FAQ

Que veut-on dire par “périménopause précoce” ?

On parle de périménopause précoce quand les hormones commencent à changer plus tôt que ce qu’on attend habituellement. Les ovaires fonctionnent encore, mais de façon moins régulière : le corps envoie des signaux comme des cycles qui se décalent, des bouffées de chaleur, un sommeil plus fragile ou un moral qui fait le yo-yo, alors que vous n’avez pas encore l’âge “classique” de la ménopause.

À partir de quel moment peut-on soupçonner une périménopause précoce ?

Il n’y a pas de chiffre magique, mais on parle de périménopause précoce quand des symptômes typiques (règles qui changent de rythme, sueurs nocturnes, irritabilité, fatigue inhabituelle…) apparaissent franchement avant la quarantaine ou au tout début de la quarantaine. C’est toujours au cas par cas : votre âge, vos antécédents et votre histoire personnelle comptent, d’où l’intérêt d’en discuter avec un·e professionnel·le de santé.

Quels signes peuvent faire penser à une périménopause précoce ?

Les signaux ne sont pas les mêmes chez tout le monde, mais on retrouve souvent :

  • un cycle menstruel qui devient irrégulier ou différent de d’habitude,

  • des règles plus longues, plus courtes ou plus abondantes,

  • des bouffées de chaleur ou des sueurs nocturnes jamais connues auparavant,

  • un sommeil fragmenté, surtout des réveils au milieu de la nuit,

  • une sensibilité émotionnelle plus forte, de l’anxiété, une humeur changeante,

  • une fatigue “qui colle” malgré le repos, parfois des douleurs diffuses.

Quand plusieurs de ces éléments s’installent sur la durée, la piste “périménopause précoce” mérite d’être posée dans la conversation médicale.

Périménopause précoce, ménopause précoce : en quoi est-ce différent ?

Les deux termes se ressemblent, mais ne décrivent pas la même étape :

  • la périménopause précoce, c’est la phase de transition : les hormones jouent au yo-yo, les cycles deviennent irréguliers, mais les règles n’ont pas encore disparu ;

  • la ménopause précoce, c’est lorsque les règles s’arrêtent définitivement avant 40 ans, avec un impact plus marqué sur la fertilité et la santé à long terme.

En résumé : la périménopause précoce, c’est le début du changement ; la ménopause précoce, c’est le point d’arrivée, mais survenu trop tôt.


Comment faire la différence entre stress “simple” et périménopause précoce ?

Stress et périménopause précoce peuvent se ressembler : fatigue, irritabilité, sommeil en vrac, difficulté à se concentrer… La différence, c’est que la périménopause précoce s’accompagne souvent d’un changement net du cycle (règles qui se décalent ou deviennent imprévisibles) et de signes plus typiques comme les bouffées de chaleur.
En pratique, on ne peut pas trancher seule : l’idéal est d’expliquer vos symptômes, depuis quand ils durent, et ce qui a changé dans vos règles à un·e professionnel·le de santé.


Est-ce utile de consulter si je pense vivre une périménopause précoce ?

Oui, cela vaut la peine. Pas pour “dramatiser”, mais pour ne pas rester seule avec vos questions. Tenir un petit carnet sur quelques semaines (dates des règles, intensité, réveils nocturnes, bouffées, variations d’humeur…) permet d’arriver en consultation avec du concret. Vous pouvez dire clairement que vous vous interrogez sur une périménopause précoce : cela aide souvent le médecin, la gynécologue ou la sage-femme à orienter les examens et la discussion.

Peut-on encore tomber enceinte pendant une périménopause précoce ?

Tant que la ménopause n’est pas installée, l’ovulation n’est pas totalement “éteinte”, même si elle devient irrégulière. En périménopause précoce, une grossesse reste donc possible, parfois de façon imprévisible.
Concrètement :

  • si vous ne souhaitez pas être enceinte, une contraception reste à discuter ;

  • si, au contraire, un désir de grossesse est là, il est important d’en parler rapidement avec un·e spécialiste pour voir quelles options sont adaptées.

Que puis-je faire, concrètement, pour mieux vivre une périménopause précoce ?

Il n’y a pas une seule formule valable pour tout le monde, mais plusieurs leviers peuvent aider :

  • donner un rythme plus régulier au sommeil (heure de coucher fixe, écran coupé plus tôt, rituel apaisant),

  • bouger un peu tous les jours, même avec une activité douce,

  • revoir certaines habitudes (café, alcool, repas lourds le soir) qui peuvent aggraver les bouffées ou les réveils nocturnes,

  • alléger la charge mentale quand c’est possible, déléguer certaines tâches,

  • demander un avis médical pour discuter des solutions envisageables (accompagnement, traitements, soutien psychologique si besoin).

L’essentiel : reconnaître que la périménopause précoce n’est pas “dans votre tête”, et que ce que vous ressentez mérite d’être entendu et pris en compte. 🌿

La périménopause précoce ne se résume pas aux cycles qui partent en vrille ou aux bouffées de chaleur surprises. Pour beaucoup de femmes, elle s’invite aussi dans le sommeil, l’assiette, l’humeur, la libido, la peau… et dans la façon de tenir le quotidien. Sur MyZenMenopause, chaque univers a été imaginé pour vous aider à apprivoiser cette phase autrement : Sommeil & détente, Bien manger, Bouger, Stress & émotions, Vie intime, Beauté & peau, sans oublier nos outils interactifs pensés pour vous simplifier la vie. Prenez le temps de visiter, choisissez ce qui vous parle aujourd’hui et tissez, pas à pas, une routine qui vous ressemble vraiment.

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Chez MyZenMenopause, on parle de la ménopause sans aucun tabou : des réponses claires, utiles et accessibles. Nos contenus reposent sur des recherches scientifiques, les recommandations d’experts et les retours de femmes, pour rendre cette étape plus simple et plus sereine à vivre.

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